
Pour visiter Chefchaouen, il faut monter : la ville est accrochée à 600 mètres d’altitude, au pied de deux sommets du Rif qui lui ont donné son nom, et ses maisons bleues descendent en cascade vers la vallée. Fondée en 1471 comme forteresse face aux Portugais, restée presque fermée aux étrangers jusqu’en 1920, elle est devenue l’une des images les plus célèbres du Maroc.
La médina est petite, piétonne et étonnamment calme dès que l’on s’écarte de la place centrale. Beaucoup de voyageurs choisissent de visiter Chefchaouen en une journée depuis Tanger, mais ceux qui y dorment une nuit profitent des ruelles à l’aube et au crépuscule, quand les groupes sont repartis.

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Le bleu, évidemment. Personne n’est d’accord sur son origine : certains l’attribuent aux familles juives installées dans la ville, d’autres à la fraîcheur ou aux moustiques, et une bonne partie des façades est aujourd’hui repeinte chaque année. Le résultat, lui, fait l’unanimité : des ruelles où chaque porte, chaque escalier et chaque pot de fleurs semble composé pour une photo.
Mais visiter Chefchaouen, c’est aussi découvrir une ville de montagne marquée par les familles venues d’Al-Andalus, avec ses toits de tuiles, ses fontaines et ses artisans. L’air y est plus frais qu’à Tanger, le rythme plus lent, et le parc national de Talassemtane commence aux portes de la médina.
La ville se parcourt entièrement à pied. Ces huit lieux tiennent en une journée, à condition de commencer tôt.
C’est le cœur de la médina, bordé de cafés et de restaurants en terrasse, au pied des murs de la Kasbah. Point de repère de toute la ville, c’est aussi le meilleur endroit pour un thé en regardant passer la vie.
Cette forteresse du XVe siècle, aux murs ocre, abrite un jardin andalou et un petit musée ethnographique. Du haut de sa tour, la vue embrasse la place, les toits et la Grande Mosquée.
Voisine de la Kasbah, elle se reconnaît à son minaret octogonal, rare au Maroc. L’intérieur est réservé aux fidèles, mais la façade se photographie depuis la place.
Au sommet de la médina, la source de Ras el-Maa alimente la ville en eau de montagne. Des lavoirs traditionnels y sont encore utilisés, et de petites cascades descendent entre les rochers.
Construite par les Espagnols dans les années 1920 et jamais utilisée pour le culte, elle domine la ville depuis la colline d’en face. Comptez vingt à trente minutes de montée depuis Ras el-Maa : c’est le meilleur point de vue au coucher du soleil.
Le plus ancien quartier de la médina, au-dessus de la place, réunit les ruelles les plus bleues et les plus photogéniques. Il se visite de préférence le matin, avant l’arrivée des groupes.
Plus petite et plus calme qu’Outa el-Hammam, cette placette ombragée entoure une fontaine. Elle se trouve près de l’un des principaux points de dépose pour les riads.
Chefchaouen est réputée pour ses couvertures tissées à la main, ses articles en laine et son fromage de chèvre. Dans les ruelles basses, quelques ateliers travaillent encore sur des métiers en bois.

Que faire à Chefchaouen si vous n’avez qu’une journée ? Arrivez avant dix heures et demie, faites la visite guidée de la médina et de la Kasbah dans la matinée, déjeunez en terrasse sur la place, puis gardez l’après-midi pour flâner, faire quelques achats et monter à la mosquée espagnole.
C’est le principe de notre excursion à Chefchaouen depuis Tanger : deux heures avec un guide agréé, puis trois heures libres. Si vous passez la nuit sur place, que faire à Chefchaouen le lendemain ? Une randonnée vers les cascades d’Akchour, dans le parc de Talassemtane, ou une matinée tranquille dans les ruelles avant l’arrivée des premiers visiteurs.

La route de Chefchaouen depuis Tanger compte 120 kilomètres, soit environ deux heures quinze : l’autoroute jusqu’à Tétouan, puis la N2 qui grimpe dans le Rif. Il n’y a pas de train. Le car met environ trois heures et demie et arrive à une gare routière en contrebas de la ville.
Trois formules permettent de rejoindre Chefchaouen depuis Tanger avec nous :
Le printemps est la plus belle saison pour visiter Chefchaouen : la campagne est verte, les températures sont douces et les journées longues. L’automne est tout aussi agréable. En été, la ville reste plus fraîche que la côte, mais elle est très fréquentée en juillet et en août.
L’hiver est froid et parfois pluvieux, avec de la neige sur les sommets alentour, mais c’est la saison où l’on a les ruelles presque pour soi. Quelle que soit la période, prévoyez une couche chaude pour le soir et de bonnes chaussures : la médina est pavée et tout en pente.

Oui, pour la médina, la Kasbah et la mosquée espagnole. Dormez sur place si vous voulez profiter de la ville au calme, tôt le matin et le soir.
Il n’existe pas d’explication unique : tradition juive, fraîcheur, moustiques ou simple choix esthétique. Votre guide vous racontera les différentes versions.
Environ deux heures quinze en voiture privée, arrêt photo compris, et près de trois heures et demie en car.
Les ruelles bleues, les chats, les cascades de Ras el-Maa et un goûter sur la place plaisent à tous les âges. Évitez seulement les longues montées aux heures chaudes.
Demandez toujours avant. Les façades, les portes et les ruelles se photographient librement, mais beaucoup d’habitants préfèrent ne pas apparaître sur les photos.
Petite, bleue et entourée de montagnes, Chefchaouen mérite qu’on lui laisse un peu de temps. Pour préparer le reste de votre séjour, lisez aussi nos pages visiter Tanger et visiter Tétouan. L’histoire de la ville est résumée sur Wikipédia, le parc national de Talassemtane y est décrit en détail, et l’Office national marocain du tourisme présente toute la région du Rif.
| Destination | Chefchaouen |
|---|---|
| Région | Nord du Maroc |
| Durée | 1 jour |
| Sites à voir | Médina bleue, mosquée espagnole et montagnes du Rif |