
Pour visiter Asilah, il suffit de franchir une porte dans les remparts : derrière, une petite médina blanche et bleue, des fresques sur les murs et l’Atlantique qui bat au pied des bastions. À 46 kilomètres au sud de Tanger, la ville est l’exact contraire des grandes médinas : plate, compacte, soignée et presque sans sollicitations.
Ancienne Zilis des Phéniciens, prise par les Portugais en 1471, la ville a longtemps vécu de la pêche avant qu’un festival des arts, lancé en 1978, ne la transforme chaque été en galerie à ciel ouvert. On peut visiter Asilah en une demi-journée, mais elle se savoure mieux en prenant son temps, entre la plage, le port et les terrasses.

Sommaire
Parce que c’est la médina la plus reposante du nord du Maroc. Les ruelles sont larges, pavées de dalles claires et bordées de maisons blanches aux volets bleus ou verts, et l’on s’y promène sans plan ni guide. Les enfants y courent librement et les poussettes passent presque partout.
Visiter Asilah, c’est aussi voir comment l’art a sauvé une ville. Depuis 1978, le Moussem culturel invite chaque été des artistes marocains et étrangers à peindre les murs de la vieille ville, tandis que concerts, expositions et rencontres occupent le palais Raissouni et le centre Hassan II. Beaucoup de fresques sont repeintes d’une année sur l’autre : deux visites ne se ressemblent jamais.
Tout se fait à pied, en quelques heures. Voici les sept étapes que nous conseillons, dans l’ordre d’une promenade.
C’est par cette porte fortifiée, percée dans les remparts, que l’on entre dans la médina depuis la ville nouvelle. Elle ouvre directement sur les ruelles blanches.
Chaque recoin de la vieille ville porte la trace du festival : fresques, motifs géométriques, portraits et mots peints à même la chaux. Les plus belles se trouvent près des remparts, côté mer.
Construit au début du XXe siècle par Moulay Ahmed er-Raissouni, le chef rebelle qui avait enlevé Ion Perdicaris à Tanger en 1904, ce palais tourné vers l’océan accueille aujourd’hui les expositions et les rencontres du festival.
À l’angle sud-ouest des remparts, ce bastion avancé dans la mer est le point de vue le plus célèbre d’Asilah. Au coucher du soleil, les habitants s’y retrouvent pour regarder le soleil plonger dans l’Atlantique.
Élevées par les Portugais à partir de 1471, les murailles entourent encore toute la médina. La promenade qui les longe côté mer est plate et sans marches, accessible à tous.
Juste au nord de la médina, le petit port de pêche voit arriver les barques chaque matin. Les restaurants voisins grillent le poisson du jour, servi simplement avec une salade et du pain.
La plage principale s’étire au nord des remparts, à quelques minutes à pied. Plus sauvage, Paradise Beach se trouve à environ cinq kilomètres au sud, accessible seulement par une piste ou en bateau.

Que faire à Asilah en une journée ? La médina et ses fresques le matin, quand la lumière est douce et les ruelles calmes, un déjeuner de poisson au port, une baignade ou une sieste sur la plage, puis la promenade sur les remparts jusqu’au bastion de la Krikia pour le coucher du soleil.
Avec plus de temps, que faire à Asilah de plus ? Une balade jusqu’à Paradise Beach, une visite des galeries d’art de la médina ou une soirée dans l’un des cafés du front de mer. En été, pendant le festival, concerts et ateliers de peinture se multiplient, et les artistes travaillent parfois sous vos yeux.

Rejoindre Asilah depuis Tanger est simple : 46 kilomètres, soit environ quarante minutes par l’autoroute. Le train régional relie aussi les deux villes, mais la gare se trouve à l’extérieur du centre. Depuis l’aéroport Ibn Battouta, Asilah n’est qu’à vingt-cinq minutes de route.
Nous proposons deux façons de découvrir la ville :
Si vous arrivez en ferry depuis l’Espagne, notre transfert port Tanger Med dessert également Asilah.
Juillet et août sont les mois les plus animés : le festival bat son plein et les familles marocaines remplissent les plages. Pour visiter Asilah au calme, préférez le printemps et l’automne, quand les remparts sont presque déserts et que la lumière se prête parfaitement aux photos.
L’hiver est doux mais venteux, et l’océan devient spectaculaire depuis les bastions. Beaucoup de restaurants du port restent ouverts toute l’année. Pensez à une veste légère le soir, même en été : l’air de l’Atlantique rafraîchit vite.

Une demi-journée suffit pour la médina et les remparts. Une journée complète permet d’ajouter la plage, le port et le coucher de soleil sur le bastion.
La médina sans voitures, la plage au nord des remparts et les fresques colorées plaisent beaucoup aux enfants. La ville est plate et tranquille, idéale en famille.
Environ quarante minutes pour 46 kilomètres par l’autoroute, et vingt-cinq minutes seulement depuis l’aéroport.
Le Moussem culturel se tient en été, entre juillet et août selon les années. Vérifiez les dates avant de réserver si vous voulez voir les artistes au travail.
Oui, surtout de juin à septembre. L’Atlantique reste frais et les vagues peuvent être fortes certains jours : renseignez-vous sur place avant d’entrer dans l’eau.
Petite, lumineuse et tournée vers l’océan, Asilah est la ville que nous conseillons pour une première découverte du Maroc. Pour la suite de votre voyage, lisez nos pages visiter Tanger et visiter Chefchaouen. L’histoire de la ville est résumée sur Wikipédia, et l’Office national marocain du tourisme présente son festival et toute la côte atlantique.
| Destination | Asilah |
|---|---|
| Région | Nord du Maroc |
| Durée | 1 jour |
| Sites à voir | Médina blanche, fresques, remparts portugais et plages |